Le pourridié

Il attaque les plants de façon sournoise, au niveau des racines. Il n'en est que plus dangereux, car les plantes attaquées en meurent souvent. Il existe en réalité plusieurs types de pourridié, mais tous sont extrêmement néfastes et contagieux !

Le pourridié

Le pourridié

Les symptômes

Malheureusement, le symptôme principal de la présence du pourridié est la mort subite de la plante. En effet, le développement de champignon sous terre passe inaperçu durant les premiers temps. Les plantes attaquées depuis un certain temps laissent apparaître un groupe de champignons au pied de la plante, parfois après la mort de celle-ci. Parfois, la plante est renversée par le vent avant de mourir, fragilisée sous terre. Attention : tous les champignons poussant à proximité d'une plante ne signifient pas qu'elle soit en danger, bien au contraire ! Seul un petit nombre pose souci.

Son cycle

L'attaque de pourridié débute toujours de la même façon : une racine blessée offre une porte d'entrée aux filaments du champignon qui "patrouillent" dans le sol à la recherche d'une opportunité. Lorsqu'il entre dans la plante, le champignon investit les racines et commence à dégrader les tissus végétaux. Petit à petit, son emprise s'étend et il finit par tuer la plante, la privant de racines. Si la souche était de grande taille, les filaments émettent des chapeaux (la partie visible du champignon) pour se reproduire. L'infection est toutefois plus contagieuse par les filaments qui se déplacent dans le sol plutôt que par les germes transportés par l'air.

Comment lutter

Il est difficile de soigner une plante atteinte, ne serait-ce que parce qu'il est souvent trop tard lorsqu'on s'aperçoit de la présence de la maladie. Seul un fongicide systémique, c'est-à-dire qui se diffuse à travers toute la plante, peut rallonger la vie du sujet. Il s'agit d'un produit de traitement chimique, qui ne doit pas être utilisé sur les essences fruitières et qu'il vaut mieux réserver à des cas particuliers. Il est plus sage d'arracher la plante atteinte par le pourridié, de la brûler, et de veiller à ne planter que des végétaux adaptés à la nature de votre terre, surtout en terre argileuse ou un peu humide.

Comment l'éviter

Il y a plusieurs façons de se prémunir contre les attaques de pourridié. Dans un sol bien travaillé, où l'air pénètre en profondeur et où l'eau ne stagne pas pendant l'hiver, les chances d'attaque sont moindres. Au contraire, dans un sol gorgé d'eau ou dans lequel le drainage est déficient, les chances d'attaque sont beaucoup plus importantes. Un sol acide constitue un facteur de risque supplémentaire que limitera un épandage de chaux, chaque année à la fin de l'hiver. Par ailleurs, certains végétaux sont plus sensibles aux attaques de pourridié que d'autres : les céanothes, les rhododendrons et les érables du Japon y sont plus vulnérables. Les chênes et le sureau sont en revanche très résistants.

A savoir

La présence de souches d'arbres en terre qui n'ont pas été arrachées et qui sont restées en place constitue un foyer à partir duquel le pourridié peut infester les plantes avoisinantes. Il est vivement conseillé d'arracher une souche avant d'effectuer des plantations à proximité. C'est un gros travail après l'abattage d'un arbre que d'enlever la souche, mais cela en vaut vraiment la peine pour la santé du reste des plantations !

M. Jean-Michel GROULT
 
Pépinières PLANFOR
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