La lutte biologique

La lutte biologique permet de limiter certaines maladies en employant le prédateur naturel de ce qui cause la maladie en question, comme l'image classique de la coccinelle employée contre les pucerons. La lutte biologique offre bien d'autres possibilités. A manier toutefois avec précaution !

La lutte biologique

Comment ça marche ?

La lutte biologique est une méthode curative, c'est-à-dire qu'elle n'agit qu'en présence d'un ravageur, et non pas avant que celui-ci n'arrive. Avec la lutte biologique, on cherche à retrouver un équilibre calquant la nature, où toute prolifération est régulée par les prédateurs (on dit aussi "agent de lutte biologique"). Comme dans les jardins, la vie sauvage est souvent réduite, l'introduction d'agents de lutte biologique permet d'arriver à un équilibre plus rapidement, pour un ravageur donné. Avec cette méthode, on peut limiter la prolifération de bestioles ennuyeuses, comme les limaces, les vers gris qui grignotent les racines des plantes, les otiorrhynques (qui poinçonnent le bord des feuilles) et bien d'autres.

Comment procéder ?

Pour mettre ne œuvre la lutte biologique, il vous faut d'abord être sur de la nature du ravageur que vous souhaitez combattre. Il n'existe pas de solution de lutte biologique pour tous les problèmes, loin s'en faut ! Lorsque vous avez trouvé l'agent de lutte biologique qu'il vous faut, penser à le commander assez en avance. En général, il s'agit d'animaux qui vous sont livré vivants et qui ne peuvent attendre plus d'une journée. En cela, la lutte biologique est contraignante ! Il suffit ensuite de libérer les bestioles (parfois fort petites !) sur la plante infestée. Les nématodes, qui sont des agents de lutte biologique un peu particuliers, s'appliquent sur un sol humide, à l'arrosoir car on les dilue dans l'eau.

La lutte biologique

Le bon moment

Pour que la lutte biologique produise des résultats, la température et l'humidité doivent être compatibles avec les besoins du prédateur. Il s'agit tout simplement d'un élevage que vous démarrez ! Ainsi, les agents de lutte biologique ne peuvent être apportés qu'à quelques moments de l'année, lorsque la température est douce, ni trop chaude ou trop froide. Le printemps, après les dernières gelées, représente souvent le meilleur moment.

Un équilibre nécessaire

En employant la lutte biologique, vous n'allez pas éradiquer tous les ravageurs contre lesquels vous luttez. La nature tendant à recréer un équilibre, des ravageurs échapperont toujours au prédateur. Si le prédateur venait à disparaitre, les ravageurs pourraient à nouveau proliférer. Mais si une prolifération intervenait en présence du prédateur, celui-ci serait en mesure de réguler cette prolifération, avec un temps de retard (le temps de pondre et que les œufs éclosent !), souvent de plusieurs semaines.

La lutte biologique est séduisante mais à part l'emploi de nématodes contre les limaces et les otiorrhynques, cette méthode est mal adaptée au jardin. Rien ne remplacera une intervention effectuée à la main au bon moment, juste avant qu'une prolifération ne devienne incontrôlable !

M. Jean-Michel GROULT
 
Pépinières PLANFOR
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